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Témoignages

ÉquiLibre a recueilli plus de 200 témoignages d’hommes et de femmes qui se souviennent avoir reçu un commentaire sur leur poids de la part d’un membre de leur famille. Nous vous en partageons quelques-uns* sur cette page.


*Le sens des témoignages n’a pas été modifié. Toutefois, certains textes ont été rétrécis et certains extraits ont été clarifiés ou remis en d’autres mots pour en améliorer la compréhension. 

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Dans la boîte ‘commentaire’ ci-bas, nous vous invitons à partager un témoignage en lien avec un commentaire sur votre poids que vous avez reçu durant votre enfance ou votre adolescence de la part d’un de vos proches. Quel était ce commentaire? Quel âge aviez-vous? Quels effets a-t-il eu sur vous? Y pensez-vous encore plusieurs années plus tard?

Tous les commentaires devront faire l’objet d’une relecture et d’une approbation avant d’être diffusés publiquement. Les commentaires vulgaires, irrespectueux, déplacés ou hors sujet ne seront pas publiés.

22 réponses à "Témoignages"

  • Anonyme
    13 novembre 2016 - 22 h 57 min Répondre

    J’ai la « chance » de ne pas être en surpoids, mais cela ne m’a pas exemptée de recevoir des commentaires sur mon apparence. Petite (8-9 ans), je suivais des cours de danse, et je me souviens que ma prof, tannée de me répéter de rentrer mon ventre, m’avait montré devant le grand miroir « comment c’est pas beau » d’avoir le ventre sorti. Ma mère me disait aussi, quand je voulais prendre une deuxième portion de dessert, « Non, c’est pas bon pour la santé, tu vas devenir grosse ». Avec le temps, ses commentaires se sont faits plus subtils : « Ah, t’es belle toi, t’es mince » ou « Ah, t’es chanceuse toi, tu peux manger ce que tu veux et ne pas grossir ». Non je ne suis pas grosse. Mais je pense constamment à mon poids. Je fais parfois des « cauchemars » où je suis obèse. Quand je mange mal 2-3 jours de suite, j’ai l’impression de devoir compenser en mangeant moins les jours suivants. Rester mince est une obsession.

  • Emilie
    12 novembre 2016 - 18 h 17 min Répondre

    Pour ma part, ma mère a toujours commenté son propre poids et le poids des autres (et elle le fait encore). Lorsque nous allions magasiner, elle me pointait des femmes et me demandait si elle était plus grosse qu’elle. Je devais toujours dire  »ben non » sinon elle avait de la peine. Elle avait pourtant un poids santé, elle portait du 8 ou du 10, mais elle passait des heures dans les boutiques à essayer des vêtements, se regarder, essayer un autre 8 parce que  »des fois il y a des variations dans une même taille »… C’était interminable.
    Aussi, elle a souvent commenté mon apparence et mon appétit, cependant j’ai un poids santé et je peux manger sans faire trop  »attention ». Ce n’est quand dans la vingtaine que j’ai réalisé comment elle valorisait la minceur et critiquait tant  »les gros ».
    Finalement, elle a dit que mon bébé de 4 mois, très joufflu à cet âge, devrait  »faire des exercices ». Ça, je vais toujours m’en rappeler…

  • Genny
    12 novembre 2016 - 16 h 29 min Répondre

    Ma relation avec la nourriture a toujours été tordue….petite je me faisais des réserves autour de mon assiette de peur d’en manquer et ma mère n’aime pas les personnes fortes de taille. Un mépris bien ressenti. Un regard extrêmement jugeant. Adolescente j’ai pris 30 livres en une année avec les anovulants et ma façon de me réconforter avec la nourriture…de 100 à 130….à pieds 2 pouces….je me suis tellement fait rabaissée que ça m’a fouetté. J’étais invisible pour les garçon et pourtant j’étais une belle fille. Ma relation avec les hommes par la suite n’a plus jamais été la même. Une incapacité d’abandon, de faire confiance. Une méfiance extrême en l’être humain. J’ai commencé de l’anorexie à 15 ans à me rendre à 65 livres et encore aujourd’hui à 45 ans c’est le centre de ma vie….mon poids. Entrainements excessifs, vomissements, privations. Mon 100 livres stable depuis 25 ans me coûte cher émotionnellement ! Tristesse, fatigue, lassitude, anémie. En plus je commence une pré ménopause alors je vois les prochaines années comme un enfer. J’ai un travail et un fils de 18 ans extraordinaire mais en dedans je sens que je fais du temps ici bas. Je changerais de place n’importe quand avec quelqu’un qui n’a pas ce trouble. Ça détruit l’âme complètement.

  • Alix
    12 novembre 2016 - 16 h 01 min Répondre

    Je me rappelle de cette fois où ma mère m’avais emmené chez Gap m’acheter un maillot. Je devais avoir 5 ans au gros max. Elle me faisait essayer des une-pièces que je trouvais moches et me disait que les jolis deux-pièces roses que je voyais étaient pour les ‘grosses toutounes’ et qu’ils ne me feraient pas, donc pas la peine de les essayer… C’est à cet âge-là que j’ai commencé à me regarder et à me trouver trop maigre, ce qui a duré jusqu’à la fin de mon adolescence.

  • Johanne
    10 novembre 2016 - 20 h 54 min Répondre

    Déjà toute jeune (7 ou 8 ans) les sœurs de ma grand-mère paternelle avaient toujours ce même commentaire à mon sujet à ma mère :  » elle est grande et grosse hein ta fille ». Ma mère, à ma connaissance n’à jamais corriger mes grandes-tante, acquiesçant silencieusement leur dire… Plus tard, ce fut mon père qui eu un commentaire au sujet d’un début de cellulite aux cuisses (je ne savait même pas ce que c’était) et ma mère, qui était présente n’à rien dit. Déjà que ma relation avec lui n’était déjà pas des meilleurs, je dirais même inexistante, les choses ne ce sont jamais réparé au fil des ans. J’ai maintenant 51 ans et mon estime de moi n’est toujours pas très fort et je n’ai jamais eu une relation amoureuse équilibré…

  • anonyme
    10 novembre 2016 - 14 h 40 min Répondre

    Avant, j’adorait aller chez mes grands-parents pendant l’été. Maintenant, j’en ai plus peur qu’autre chose. ça a commencé quand j’était environ en 4-5e année de mon primaire. Ma grande sœur était en sport-études et était donc très en forme. Mes grands-parents me faisaient, au début, seulement quelques remarques qui ne m’affectaient pas réellement: «Regarde ta sœur, comme elle est autonome.» « Tu devrais prendre exemple sur elle. Elle est gentille et à son affaire». Puis il y a eu des remarques comme quoi j’étais trop maigre. Ma mamie me disait qu’il fallait que je finisse bien toute mon assiette si je voulais être belle et en bonne santé plus tard. Au début je n’arrivais à manger que le tiers de l’assiette, mais après, je me resservais deux à trois fois par repas. Pendant un an, je mangeais autant que mes parents et mes deux sœurs réunis. Lorsque j’allais en tournoi de hockey avec mon équipe de hockey, je finissais mon assiette et souvent celle des autres. Pour dire que maintenant j’ai peur de manger et de recommencer. Aujourd’hui, il m’arrive de ne pas manger plus qu’un repas et un verre de lait avec une barre tendre les jours où j’ai de l’école. Des fois je ne mange juste pas le matin et le midi en faisant croire à mes parents que je mange. J’essaie de régler le problème, mais c’est difficile de changer des habitudes de plusieurs années.

  • Geneviève Martin
    8 novembre 2016 - 0 h 46 min Répondre

    Outre-manger fait partie de ma vie depuis que je suis toute jeune. C’était mon meilleur ami, et mon pire ennemi à la fois. J’ai graduellement pris du poids, pour me retrouver aujourd’hui à un poids qui excède les 300 livres et qui met ma vie en danger. Ma santé mentale elle a déjà beaucoup souffert de cet excédent.
    Les noms méchants des autres enfants quand j’étais au primaire, au secondaire, et on ne parlait alors que 30 livres de trop. Qu’en aurait-il été aujourd’hui, avec internet? Tous ces petits mots méchants, ces remarques sur mon poids, ont fait leur chemin, ont miné le peu d’estime que j’ai de moi. Aujourd’hui, à 40 ans, je dois retrouver mon identité, me refaire et essayer de réparer les dommages faits à mon corps.

  • Jess
    7 novembre 2016 - 18 h 48 min Répondre

    Ma grand-mère, après un souper, qui parlait à ma mère et lui disait que j’étais trop grosse. Je ne me souviens pas de l’âge, mais je n’étais pas encore adolescente. Je jouais sur le sol à quelques mètres et je me suis sentie mal. Je crois que c’est l’un des premiers moments où j’ai eu honte de mon corps. Certainement pas le dernier. L’ironie c’est qu’elle, ma grand-mère, nous encourageait à toujours manger plus. Je mangeais énormément, et ma soeur presque pas. Mais elle ne l’épargnait pas plus: toujours des ‘blagues’ sur comment elle mangeait comme un moineau. Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai réalisée la contradiction, l’impossibilité de bien faire.
    L’autre moment marquant, c’était alors que je pêchais avec mon père sur le bord de l’eau. Je me faisais déjà beaucoup ‘bullyer’ à l’école pour mon poids. On jasait de pas grand chose, et out-of-the-blue il m’a parlé de mon poids, voulait savoir si je voulais le changer, et m’a parler d’une clinique diététique. C’est l’un des premiers régimes-gyms-autres que j’ai fais.
    Le pire? Je regarde des photos de cette époque et je. n’étais. pas. grosse. Les épaules larges, le visage rond, et légèrement, si légèrement, dodue.

  • Anonyme
    7 novembre 2016 - 1 h 13 min Répondre

    Enfant, j’étais grande et très mince. On dirait que j’étais fait sur un freme de chat. Je pouvais manger ce que je voulais sans faire d’activités physiques. Ma mère trouvait ça dont super pour moi. Mon père disait que ma mère réagissait comme ça car dans sa famille, ils ont tous des problèmes de poids.Rendu adulte, les choses ont changé. Avec des grossesses, mon corps s’est arrondi. Ma mère n’a pas arrêté de dire que j’ai pris du poids à cause de mes rages de bouffe. Elle me le dit encore! Mon père me dit que c’est à cause des gènes du côté de ma mère! J’ai toujours vu ma mère essayer de contrôler son poids sans jamais y parvenir. Elle se traite de grosse et ne fait que se dévaloriser. Oui, j’ai du poids de ma dernière grossesse à perdre. Mais, le poids c’est un chiffre. Ce que je veux, c’est me remettre en forme et pour moi c’est pas la même chose

  • Mélissa
    5 novembre 2016 - 11 h 02 min Répondre

    Mon père me critiquait beaucoup à l’adolescence parce que je prenais beaucoup de poids, sauf qu’il ne me proposait aucune solution à part faire le ménage. Je n’avais pas le droit de sortir et tous mes amis étaient mauvais à ses yeux. Ma mère ne voulait plus m’habiller parce qu’elle ne trouvait pas ma « taille dans les magasins » J’ai fini pas continuer d’enfler et à développer un trouble d’estime de soi et une phobie sociale tellement intense que je n’arrive pas a décrocher un diplôme. Maintenant j’ai une fille et son apparence me rend tellement anxieuse, j’ai peur pour elle et j’ai peur de lui faire du mal.

  • Karo
    5 novembre 2016 - 3 h 01 min Répondre

    Le poids avec un s pour beaucoup de problèmes! Je suis une femme de 40 ans qui est toujours en mode je dois mincir et je me dis allez bouge va tentrainer mange pas autant fait attention….j’ai eu un copain quia dit tu sais tu es belle mais tu aurais 10 livres a perdre avec ta shape! Tu serais canon a dix livres de moins pas compliqué bouge plus! Je lai mal pris mais je suis resté avec lui …après deux.mois j’avais perdu 25 livres…plus je perdais plus jetais canon…jetais rendu a 120 livre mon poids cest 140 ,.je suis 5’6 …jetais belle enfin…jai tout repris lorsque jai commencé A manger normal et perdre le focus de lexercise. Je suis a 146 je meurs en dedans!/ gym gym et je maigri pas….pas drôle obsession

  • Heloise
    5 novembre 2016 - 1 h 58 min Répondre

    À 16 ans, mon premier copain de qui j’étais très amoureuse me dit : « Mon pote m’a dit que tu avais vachement pris du cul ». Ce même copain qui parlait de la petite bosse naturelle sur mon ventre (à l’époque ultra plat) en disant « ta brioche ». Phrases ultra blessantes à un age où finalement je développais simplement mes rondeurs de femme. A partir de ce jour je me suis mis en tête que je n’étais pas assez bien physiquement, que je perdais le contrôle de mon corps et que je devais me mettre au régime. 10 ans plus tard je souffre toujours de boulimie et d’un manque d’amour pour mon corps…et moi du coup ! Mais j’y travaille !

  • Capou
    5 novembre 2016 - 1 h 10 min Répondre

    Vers l’âge de 14 ans, je n’aimais pas mon image. Je me cherchais. Un peu comme plusieurs adolescentes. Lorsque je demandais à ma mère me réconforter face mon image, mon frère de 12 ans me disait:  » T’es pas grosse, t’es énorme!!! » À noter que je mesurais 5,5″ et je pesais 128 livres. Ma mère riait avec lui. J’ai consulté plusieurs année. J’ai goûté à la boulimie. Aujourd’hui, je reste fragile même si j’ai beaucoup progressé. Les paroles peuvent vraiment blesser.

  • Marie
    4 novembre 2016 - 19 h 15 min Répondre

    Toute mon enfance j’ai entendu mon pere critiquer les actrices sur leur poids et valoriser les femmes minces et sans forme. Ma mère, par ses comparaisons me rappelait constamment que je n’étais pas comme elle, que je ne serais jamais petite comme elle. Elle passait souvent des commentaires blessants sur mon physique sans même s’en appercevoir. Je me rappelle d’un jour où en pleine salle d’attente pour un specialiste en poids, elle discutait avec d’autres dames et elle a alors levé ma jupe et dit  » Regardez ces jambes là, ce n’est pas de moi qu’elle tient ça! » … À noter qu’à ce moment, je pesais à peine 115 lbs … Et elle avait accepté de rencontrer un spécialiste, alors que je n’avais aucun problème de poids … sauf dans ma tête …

  • Manouche Eleonore
    4 novembre 2016 - 17 h 47 min Répondre

    Adolescente,j’ai commencé à prendre un peu de poids. Ma mère ne me parlait presque pas, mais elle m’à acheté un livre sur une diète pour maigrir. J’ai alors compris que j’étais trop grosse et j’ai développé une obsession sur mon poids .Ma petite soeur m’à dit un jour : »Veux-tu vraiment ressembler à nos 2 grandes soeurs? (Elles étaient obèses )Et elle m’à initié au jeûne. Je suis devenue anorexique. Ça m’à suivi pendant très longtemps. Un jour, j’ai réussi à avoir un meilleur équilibre dans mon alimentation, mais la peur de grossir ne m’à jamais quitté. À 43 ans,je suis tombée malade chronique et invalide. La médication et l’incapacité de bouger ont fait que je suis devenue obèse.J’entends encore la voix de ma petite soeur. ….qui elle,est toujours anorexique. …
    Un supposé ami m’à croisé dans la rue,alors que je travaillais fort à faire quelques pas,malgré mes douleurs chroniques aiguës et m’à dit: »Mon Dieu, tu es donc rendue grosse!!!! Fait quelque chose,ça urge!C’est pas toi qui disait sans cesse que tu ne serais jamais grosse comme tes soeurs? »
    J’ai réalisé alors que cette petite phrase de ma soeur, je me la suis répété toute ma vie.
    J’aurai 60 ans l’an prochain, et j’ai toujours un surpoids lié à ma maladie. Et je me sens coupable à chaque bouchée que j’avale.Je ne me compare plus à mes soeurs,mais j’ai toujours une relation tordue avec la nourriture.

  • Ariane
    4 novembre 2016 - 17 h 41 min Répondre

    Ma mère m’appelle « ma grosse » depuis ma naissance. Ses soeurs et elle ont été au régime toute leur vie, une situation classique de jouer au yoyo avec leur poids. Ma grand-mère, qui est ultra-mince, a toujours dit que « les gens gros, elle trouve ça misérable ». À 7 ans je me trouvais grosse. À 12 ans je faisais du vélo elliptique régulièrement parce que je savais que c’était le meilleur appareil d’exercice pour perdre du poids. J’avais déjà des formes féminines alors j’avais l’air plus grosse et les membres de ma famille et même des amis de la famille me faisaient des « blagues », mais je regarde des photos de moi à cet âge-là et j’étais super mince. Je pensais constamment à tout ce que je mettais dans ma bouche et je me sentais toujours mal de manger. J’ai commencé à m’accepter quand j’ai décidé de devenir végétarienne et de faire attention à mon alimentation, de m’initier au jogging et à la course, mais il y a toujours une partie de moi qui le fait pour être mince. J’ai perdu 30 livres depuis les 7 dernières années (j’étais à un poids très normal, mais en prenant soin de ma santé, j’ai bien sûr perdu du poids), et ma famille en est fière, bien plus que du fait que je sois une artiste et entrepreneure accomplie. Ils font aussi parfois des commentaires à mon chum comme quoi il a pris du poids, et j’en ai vraiment honte. Ma mère passe son temps à dire qu’elle est grosse, qu’elle doit « s’acheter du linge de grosse parce que plus rien ne lui fait », et je trouve ça bien triste car si elle prenait soin d’elle au lieu d’essayer mille régimes elle serait beaucoup mieux dans sa peau. Si un jour j’ai une fille, je me promets de ne jamais prononcer les mots « grosse » et « régime » devant elle et d’être un modèle positif.

  • Zita
    4 novembre 2016 - 17 h 16 min Répondre

    A six ans, ma mère ( elle n’était sûrement pas la seule) me trouvait trop ronde (quand je vois des photos aujourd’hui de cette époque, j’étais juste un peu joufflue ) elle m’a donc emmenée voir une diététicienne : je me souviens toujours de cette dernière me pinçant le ventre douloureusement avec un air accusateur. Verdict : régime . Compote et galette de riz au goûter quand les autres autour de moi mangeaient des barres chocolatées, j’ai commencé à partir de ce moment là à me gaver en cachette et à développer une attitude anormale face à la nourriture. Les remarques n’ont pas cessé jusqu’à aujourd’hui , de la part de mes deux parents….. je me suis toujours trouvée trop grosse, sans l’être, jusqu’à finir par être en
    Surpoids autour de mes 25 ans à force de faire des régimes idiots….

  • karine
    4 novembre 2016 - 16 h 34 min Répondre

    Mon dieu! votre topo me raméne des choses vers le haut !!

    Je suis grande ( 5-11 » et ce depuis l’age de 13 ans, donc toujours été plus grande, et plus grosse que les autres) et quand je faisais quelque chose d’un peu niaiseux ( comme tout les enfants et le plus loins que je me rappelle de l’avoir entendu, j’avais peut etre 7 ou 8 ans) ma mère me criait dessus  » a grandeur et a la grosseur que tu as tu devrais etre assez smart pour ne pas faire ci ou ça…
    Tout ce que je faisais, il fallait que le grosse soit là. autre exemple  »d’action positive face a ma grandeur » je suis capable d’aller chercher des coupes à vin dans le haut de l’armoire, pas d’escabeau. Quelqu’un en visite dit! wow! heille c’est le fun ça, pas besoin de grimper’! et ma mere de répondre… j’espere! a grandeur et a la grosseur qu’elle a, elle a pas besoin. tsé, ma grandeur ( qualité physique ici exploitée) n’avait pas rapport avec ma grosseur…

    Ou encore, ma soeur ( les chicanes d’ado) me disait que j’étais tellement grosse que tel gars ( le kik du moment) voudrait rien savoir. que j’étais une grosse torche, que j’étais une grosse ci, une grosse ca…

    J’ai déja aussi entendu une tante dire que j’étais grande et large comme le frigidaire… qu’il faudrait que quelqu’un fasse quelque chose, car j’avais une belle face, et que c’était de valeur… ( +- 15 ans)

    Aussi, une fois ( 14 ou 15 ans), la mère d’une de mes amies lui avait dit d’arrêter de grignotter, sinon elle allait finir grosse comme moi… mon amie me l’avait dit car elle avait était fachée contre sa mère…
    À l’école, ça continuait… le mépris de la part d’une prof d’éducation physique ( sec 4 et 5) … et, celui de sa soeur aussi prof d’éduc rendu au cegep… j’ai jeté dernierement des notes de cours ou c’était clairement écris  » il serait temps de prendre ton poids en main » en gros et en rouge sur ma copie d’examen… qui avait passé dans les mains des autres qui passait la pile au suivant apres avoir pris la sienne… Tsé, quand tu n’as même pas de break chez vous….

    J’ai repris ma santé en main il y a quelques années, et a chaque fois que je mangeais quelque chose, j’entendais ma mere me dire » slake la bouffe la, arrange toi pas pour pas reprendre le poids »  » fait pas la folle » ou encore  » es tu sur que tu t’entraine encore… me semble que tu as repris des fesses »

    Mon conjoint n’est pas en sur poids, il est plutot bel homme… j’ai deja eu droit dans un souper de famille a nos débuts  » hein!! son chum n’est pas gros!!  » …

    Heureusement que mon conjoint lui, m’aime comme je suis et m’encourage dans tout ce que je fais. :)

  • Nathalie
    4 novembre 2016 - 16 h 08 min Répondre

    Je suis jumelle et mon frère a toujours été petit, plus petit que moi. J’ai donc toujours été comparée à mon frère. J’ai toujours été conditionnée à comprendre que j’étais trop grosse. Y aurait fallu que je sois la petite des deux. J’ai donc toujours sentie que je n’étais pas correct physiquement et que la solution était de me priver de nourriture pour pouvoir maigrir. J’ai eu longtemps honte de manger. Je me souviens en secondaire 1 on avaient tous été mesurés et pesés … je mesurais 5’6″ mais je pesais 150lbs… oh mon dieu que si j’avais pu je me serais sauvée en courant … j’étais tellement humiliée parce tous ceux de ma classe étaient tous plus petits que moi. J’ai toujours été complexée et j’en ai développé plusieurs problèmes avec la nourriture. J’ai dû travailler au niveau psychologique pour comprendre tout cela et faire la paix avec mon corps. À force de croire ce qu’on m’avait collé comme étiquette je suis effectivement devenue grosse, très grosse, on dit obèse morbide … ça c’est humiliant !!! Mais après avoir appris à m’aimer il y a seulement quelques années, j’ai choisi de me faire opérer et c’est dans quelques semaines que cela aura lieu. Je fonde beaucoup d’espoir sur cette opération afin que je puisse enfin faire la paix ! Les gens devraient tellement faire attention aux paroles dites aux enfants et adolescents par rapport au poid de leur corps car celà peut laisser des blessures qui prendront très longtemps à guérir :(

  • Arielle
    4 novembre 2016 - 15 h 42 min Répondre

    Depuis ma jeunesse, j’ai toujours fait du sport intensivement, mais vers l’âge de 12 ans, j’ai complétement arrêté à cause du stress que cela me causait. J’ai réalisé par la suite que je ne pouvais plus manger autant qu’avant sans prendre du poids. J’ai commencé les diètes vers l’âge de 14 ans et je voulais pas grossir. Malheureusement, mon oncle a eu la mauvaise idée de me prendre et de me dire combien j’étais rendue lourde. Je ne lui ai jamais pardonné. Cela a d’ailleurs aggravé la vision que j’avais de moi-même. J’ai été dans une phase boulimique-anorexique pendant 3 ans de ma vie dû à la pression de la société par le modèle standarisé de la beauté. Je n’aime pas notre société pour cette raison.

  • Sabrina
    4 novembre 2016 - 1 h 49 min Répondre

    J’avais 13 ans et je fêtais les succès scolaires lors d’un gala Méritas. Je fréquentais une école de filles. J’étais reconnue à mon école pour mes succès académiques et pour ma personnalité forte. Il était vrai que j’étais un peu rondelette en raison de ma puberté. En rentrant à la maison, ma mère m’a dit «C’est dommage qu’il y ait une différence entre tes jambes et celles des autres. Celles des autres filles sont comme des bâtons bien droits, comparées aux tiennes.» Ayant la tête dure, je lui ai lancé «que je préfère être grosse et bien dans ma peau plutôt que d’être anorexique.» Un argument lancé comme un boulet de canon. Mais l’ironie de tout cela est qu’à 15 ans, je suis tombée dans l’anorexie. Je n’ai toujours pas trouvé aujourd’hui, à 18 ans, ma force de caractère volée par la maladie.

  • Karine
    3 novembre 2016 - 19 h 49 min Répondre

    Rentre ton ventre, mange PAS trop, tu vas être malheureuse si tu prends du poids, mange PAS ça tu vas avoir des grosses fesses …. etc etc etc !!!! J’entend ces phrase depuis que j’ai 12 ans. J’ai 39 ans et je suis hyperphagique boulimique depuis que j’ai 13 ans. Cette maladie et peu connu mais fait beaucoup de mal !!! Moi et la bouffe on s’aime pas …. on se l’ai dit !!! Le pouvoir des mots ou des commentaires que les gens utilise peuvent être puissant et détruire une personne!!! Je n’ai donc aucun plaisir à manger depuis 26 ans. Manger pour moi est source d’anxiété!!!!

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